Matias Faldbakken

The Image is A ScreenThat Hides What It Means

24 février - 22 avril 2017

'Opening' vendredi 24 octobre 2017 de 18h à 20h

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Matias Faldbakken réalisera une œuvre inédite le 24 février pour la 4ème édition du Mur.

Il fait partie de cette génération d’artistes norvégiens, qui, après un détour par une École des Beaux-Arts en Allemagne, travaillent en Norvège et font une carrière internationale. Lui-même écrit. Il est d’ailleurs issu d’une famille d’artistes avec un père écrivain, un frère cinéaste et une mère artiste. En 2005 Matias Faldbakken a représenté la Norvège à la Biennale de Venise.
 
Sa carrière d’artiste s’est développée parallèlement à son succès en tant qu’écrivain. Sa trilogie Misanthropie scandinave publiée à partir de 2001 sous le pseudonyme d’Abo Rasul est un mélange de critique culturelle et de roman hardcore. Son humour corrosif suscite de nombreuses réactions en Norvège aussi bien qu’en Allemagne où elle a été adaptée au théâtre.
Elle se caractérise par une approche frontale (pornographie, anarchie, racisme, désespoir) qui se retrouve dans l’œuvre plastique de son auteur, même si ce dernier insiste pour maintenir une frontière étanche entre ses deux activités.

Matias Faldbakken considère néanmoins l’exposition comme son médium de prédilection et construit un paysage désolé entre destruction visible et intervention a minima. En multipliant les gestes agressifs ou d’apparent abandon tout en assumant leur esthétisation, Faldbakken parvient à exprimer « la volonté de ne rien exprimer », à maintenir une tension sans relâchement qui libère son œuvre de la naïveté comme du cynisme auxquels il aime se frotter.
 
C’est sur la base de cette position radicale que ‘le Mur’ du Consortium nous « apparaît » - The image is a screen that hides what it means est un geste viral, une sorte de bug géant, répétition indifférente d’une affiche reproduisant une image à connotation dadaïste et qui laisse lire un 'slogan' : Sink Lord.
 
L’impression d’incertitude gagne, véritable négation de l’opérabilité de l’image vers l’inconfort d’une prise de pouvoir contrariée. Quant à l’impression papier, a-t-elle encore du sens, dans une société qui est maintenant presque entièrement digitalisée... oui si l’on considère la nécessité d’une résistance politique par l’absurde à la destruction textuelle et visuelle du sens que programme la société de consommation.
 

 

Préambule

A la fin des fins, il semble assez clair qu'il ne reste rien. Il n'y a pas de société à transformer. La société n'existe pas. Il y a des relations ayant un caractère commun - relier l'art etla communication, la production et la reproduction, le transport et le développement urbain - mais ils ne s’additionnent pas et ils constituent des tout locaux que l'on pourrait appeler la société danoise ou la société française. Transformer le monde signifierait réaliser une espérance, mais est-il possible d'espérer quelque chose ? Rien n'est moins certain. Il semble incorrect de présupposer l'existence d'une feuille de route qui nous dirait ce qu'il convient de faire. Il n'y a pas d'idéaux à réaliser. Qui est capable de savoir ce qu'il faut espérer? Nous ne sommes pas les premiers à éprouver ce manque. Georges Bataille et Guy Debord se sont jetés dans ce monde de ruines et de débris en refusant de transcender les fadaises vides qui les entouraient.


Preamble

When it comes down to it, it seems pretty clear that there is nothing left.
There is no society to transform. Society does not exist. There are relations of a common character - connecting art and communication, production and reproduction, transport and urban development - but they do not add up and constitute local wholes that could be called Danish or French society. Transforming the world would mean realizing a hope, but is it possible to hope for anything? Nothing is more uncertain. It does not seem right to presuppose the existence of a roadmap telling us what to do. There are no ideals to realize. Who knows what to hope for? We are not the first ones to live this lack. Georges Bataille and Guy Debord threw themselves into the world of ruins and debris refusing to transcend the hollow twaddle that surrounded them.

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— Pablo