Rachel Feinstein

Veduta Roma

1er Juin - 29 Juillet 2017

 

 

(english bellow)

Regarder le panorama, revoir l'histoire, intervenir avec discrétion mais rester soi-même, contemporain, ouvert au temps, prêts à la surprise. C'est ce que Rachel Feinstein réussit à faire tout ensemble.

Son « carnet romain » d'artiste à la recherche de la lumière se projette sur des murs et s'arrête naturellement sur celui de la rue saint-Bon. Derrière le motif classique, le connaisseur reconnaît les éclats de verre et les détails qui font que le même est différent.

La Veduta indépassable de Viviano Codazzi est dépassée par l'incorporation de l'observateur qui repère son propre reflet en divers points des vues architectoniques. La composition est narrative et se présente en promenade qui s'interrompt sur Le Mur de la rue Saint-Bon, le temps d'une conversation où l'on parle la langue de Watteau et peut-être aussi celle de Stendhal, en tête de sa colonne de voyageurs et, comme il dit lui-même, de happy few.

Quand le silence se fait, c'est Chirico qui arrête les bavardages, ouvrant tout l'espace aux monuments d'abord trop célèbres pour qu'on les ait regardés avec la solennité et le respect qui s'imposent maintenant.

 

Watching from a wide angle, revisiting history, stepping in discreetly while staying true to oneself, contemporary, open to time andsurprises. That's what Rachel Feinstein achieves all at once. Her "Roman notebook", that of an artist in search of the light, is projected on walls and comes to rest on the Wall of the Rue Saint-Bon in a natural way. Beyond the classic motif, connoisseurs will identify the glass shards creating differences within the apparent familiarity.

Viviano Codazzi's ‘unsurpassable veduta‘  is somehow surpassed by the incorporation of the observer within the piece, as he faces his own reflection at various points of the architectonic views.

The composition is narrative and takes place as a promenade, making a stop on the Wall of the Rue St-Bon for a conversation in the language of Watteau, and perhaps also of Stendhal, leading its convoy of travellers and, as he himself puts it, of "happy few". When silence descends, Chirico is the one who stops the chatter, opening up the whole space to monuments that were first too famous to be looked at with the solemnity and respect that they now command.

 

 

Rachel Feinstein a exposé au centre d'art Le Consortium, Dijon en 2005, 2011 et en 2014.